Revue de presse Mai 2026

Dans les kiosques

    • « Education positive : pourquoi fait-elle débat ? » Un bref article qui critique les excès de l’éducation positive* et prône le time out*.

Au total :  Pas d’intérêt.

    • « Quand le bien et le mal remplacent le vrai et le faux ». Editorial pour défendre l’information scientifique face aux réactions basées sur les émotions.
    • « Les fleurs de Bach : cent ans sans preuve d’efficacité ». Et toujours disponibles en pharmacie… Oubliez Rescue©, ou bien utilisez-le comme placebo* !
    • « Quand « schizophrène » devient une insulte : la stigmatisation ordinaire ». Présentation de la maladie et plaidoyer pour le respect de ces malades face à l’utilisation abusive du terme dans les débats publics et politiques.
    • « De l’importance de l’action pour modifier des cognitions ». Dernier article de Jacques Van Rillaer* (récemment décédé) où il présente l’historique des psychothérapies comportementales (notamment l’exposition progressive au problème), et insiste sur l’importance d’actions concrètes dès le début des traitements « cognitifs ».
    • « L’échec d’une prophétie : la démystification du récit ». Article très intéressant et déprimant… qui démontre comment Léon Festinger* a truqué sa publication sur la dissonance cognitive*.
    • « Information et désinformation en santé ». Extraits de la synthèse du rapport remis à la ministre de la santé le 12 Janvier 2026 et entretien avec Hervé Maisonneuve* (un des trois experts l’ayant rédigé), qui rappelle qu’« En science, la communication doit gérer l’incertitude et préciser s’il existe ou non des consensus. Pour gagner la confiance, toute information ou décision doit être transparente sur les sources de connaissances utilisées et sur leur degré de fiabilité ». Il regrette que les personnels de santé ne soient pas formés pour aider le public à s’orienter et propose la mise en place d’un « Info-Score Santé » (sur le modèle du NutriScore).

Au total :  Toujours intéressant.

    • « Développer sa créativité grâce à la nature ». Eloge du contact avec la nature.
    • « Forêts : ce qu’elles apportent à notre corps et à notre esprit ». Plusieurs spécialistes scientifiques expliquent le rôle positif des odeurs, du toucher, de la vision, etc.
    • « Déjouer les relations toxiques ». Quelques conseils utiles.
    • « La méthode « TRE » pour déstresser ».  Exercices de gymnastique inspirés du Yoga* et du Tai-chi* censés apaiser le stress en provoquant des tremblements. Pas de validation scientifique.

Au total : Rien de passionnant.

    • « Peut-on alléger la charge physiologique des femmes ? » Règles, ménopause, procréation… Martin Winckler* pointe les contraintes que les femmes doivent affronter.
    • « Les amygdales cérébrales centre des émotions ». Brève présentation de leur fonctionnement par Cyril Herry*.
    • « Que faire en cas de crise de spasmophilie ? » Quelques conseils pour le grand public.
    • « Syndrome de l’intestin irritable ». Drôle d’idée d’avoir confié cet article à une naturopathe* ! On y parle SIBO*, Fodmaps*, microbiote*, stress, cohérence cardiaque*, yoga* et hypnose.
    • « Bien dormir au fil des années ». Un article assez complet et intéressant avec les conseils de base.
    • « Après chaque rapport sexuel, j’ai une infection urinaire ». J’ai bien aimé cet article de Catherine Solano* qui donne de nombreux conseils pratiques, y compris l’hypnose dans les cas résistants !

Au total : Rien qui justifie vraiment l’achat.

    • « TDAH : exploiter ses forces pour pallier ses faiblesses ». Créativité, humour, curiosité, etc. il faut savoir utiliser les côtés positifs du trouble.
    • « Comment la pub nous fait grossir ». Des photos suffisent à activer les circuits de la motivation indépendamment de notre faim… Et si vous signiez la pétition contre les aliments ultra-transformés ?
    • « S’aimer lorsque le corps change » : 
      • Un dossier de 12 pages qui s’intéresse aux modifications du corps féminin.
      • « J’aime mon corps, un peu, beaucoup, pas du tout ? »  Marie-Christine Gély-Nargeot* et Sophie Martin* détaillent ce désamour et expliquent que le vrai problème est dans l’écart entre les changements objectifs de notre corps et les interprétations subjectives que nous en faisons (qui dépendent fortement des schémas corporels dominants dans nos sociétés) qui affectent l’ego corporel, donc l’estime de soi. Il faut envisager les modifications corporelles en termes de transition plutôt que de perte et ne plus penser son corps sous l’angle de l’apparence, mais de la fonctionnalité.
      • « Comment se réconcilier avec son corps ». Nathalie Rapoport-Hubschman* propose de désamorcer les comparaisons, déplacer l’attention vers le fonctionnement du corps et modifier le dialogue intérieur en y injectant de l’autocompassion*.
      • « La crise du milieu de vie peut être un nouveau départ » Christine Louchard Chardon* explique les mécanismes de cette crise et rappelle que « L’estime du corps dépend plus largement de l’estime de soi » et que « L’image du corps n’est pas que celle du corps biologique, c’est une construction psychique élaborée dès le plus jeune âge à partir du regard porté par l’entourage et à partir des expériences émotionnelles. » Il faut donc cultiver son estime de soi dans d’autres domaines que l’image du corps.
    • « Guerre cognitive : TikTok rend-il les jeunes stupides ? » Nicolas Gauvrit* réagit aux déclarations d’Emmanuel Macron, explique ce qu’est la guerre cognitive et rappelle les trois leviers de la manipulation mentale : l’effet de vérité illusoire*, la polarisation (avec l’aide des chambres d’écho*) et l’effet de troisième personne*.
    • « Comment bien se réveiller le matin ». Aurélie Stéphan* présente les dernières recherches sur l’éveil et explique qu’il faut éviter de se réveiller en plein sommeil paradoxal* ou en sommeil lent profond. Elle rappelle les règles d’hygiène pour un bon sommeil, notamment la lutte contre le stress pour éviter de fragmenter le sommeil.
    • « La pensée négative, une voie vers le bonheur ». Yves-Alexandre Thalmann* plaide pour une intégration de la notion d’échec possible.
    • « Mon enfant est mauvais ». Long article qui montre comment repérer et prendre en charge un trouble des conduites* évocateur de psychopathie* chez l’adulte ! Description des signes évocateurs (avec insistance sur les traits CU*), notamment l’incapacité à identifier les émotions d’autrui (surtout peur et tristesse) et moindre sensibilité à la douleur, mais aussi perte de conscience du danger, inefficacité des sanctions. Les thérapies de groupe posent problème et les voies les plus prometteuse sont la thérapie d’interaction parent-enfant* (notamment la valorisation des actions positives) et les thérapies par réalité virtuelle.
    • « Comment briller en société : l’effet Proteus » : Jean-Philippe Lachaux* explique comment utiliser cet effet pour dépasser ses blocages.
    • « La mort, un trip psychédélique ? » Titre un peu trompeur pour un article qui présente surtout les mécanismes d’action de la DMT* et évoque ses actions curatives (Infarctus, AVC*, dépression) ainsi que son rôle neuroprotecteur dans l’agonie.
    • « Le théâtre est un laboratoire de l’esprit humain ». Ondine Simonot-Bérenger* présente les travaux de sa thèse (prix du concours « Ma thèse en 180 secondes ») et explique qu’au spectacle « Les émotions ressenties individuellement ne conduisent pas directement à l’appréciation du spectacle : elles s’appuient sur l’expérience collective. » Vive le spectacle vivant !

Au total :  Je vous recommande l’article sur les enfants présentant un trouble des conduites*.

    • « Se vanter de ses bonnes actions gâche le plaisir ».  Restez discret et vous découvrirez le warm glow* !
    • « C’est à moi ! » Sophie Levrard* explique que « La propriété ne se limite pas à une relation individuelle à un objet : elle structure les hiérarchies entre enfants. » 
    • « Yde, femme guerrière et chevalier transgenre ». Je vous conseille de découvrir cette chanson de geste médiévale, modèle de tolérance ! Et, comme me l’a suggéré Françoise (ma Chérie) : « Il faudrait en faire une BD » !
    • « Quand on veut on peut ». Intéressante analyse de ce dicton par Sophie Gherardi*.
    • « L’IA est-elle… un bon psy ? » Cet article fait partie du gros dossier (34 pages) sur l’IA* et analyse en profondeur ses avantages et inconvénients entre effet ELIZA* et sycophancy*. Pour Pierre Philip* l’IA* doit être conçue comme un outil d’assistance, elle ne doit pas servir à produire des conseils thérapeutiques, mais à collecter structurer et analyser des données. L’objectif n’est pas de remplacer le clinicien, mais de combler un déficit structurel d’accès aux soins.

Au total : Un gros dossier sur l’IA* qui ne manque pas d’intérêt pour faire découvrir les neurosciences appliquées aux non spécialistes.

Par thème

« Amandine Lagarde directrice générale de l’association France Parkinson et Lucie Bourdeu, réalisatrice ». France Inter. 29 Avril 2026. (15 mn). Comment parler de la maladie de Parkinson.